Journée de réflexion du 10 décembre 2017.

 

                        JOURNEE DE REFLEXION  – 10.12.17 – ANGERS

Salle Jean Macé  au 110 rue du Pré-Pigeon

En ce dimanche 10 décembre 2017,  34 personnes des lieux d’accueil du département se sont réunies pour un travail de réflexion en 3 groupes + 1 groupe spécifique « entourage »  autour des sujets suivants :

VIE DES LIEUX D’ACCUEIL ET INVESTISSEMENT

REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES 

Après le repas pris en commun chacun des « rapporteurs » a communiqué le travail de réflexions de son groupe :

REFLEXION SUR LA VIE DES LIEUX D’ACCUEIL – AVENIR ET INVESTISSEMENT

. réflexion autour du nom de l’Association (le mot : Assistance)

. délais trop longs entre la sortie de l’Hôpital et les rendez-vous

. nombre d’espaces de paroles trop faible dans certains lieux d’accueil

. 1 réunion par mois = 1 spécialiste (psy/médecins etc…)

. formations : ½ journée sur les différents lieux d’accueil ouvert à tous

. 1 référent ou plusieurs pour les personnes ne pouvant pas assister aux espaces de paroles

. communication audio/presse

. recenser les livres disponibles avec possibilité de les emprunter + DVD

. le premier pas difficile à faire

. se sentir bien dans le groupe est important, il faut que le courant passe

. l’importance de la confidentialité dans le groupe de paroles (comme chez le médecin), de l’écoute attentive, de ne pas couper la parole et de ne pas être dans le jugement

. lutte permanente à vie

. plus de disponibilité du médical pour s’adapter davantage aux possibilités des malades (déplacement le soir)

. nous serions très mal si un jour notre lieu d’accueil venait à disparaitre

. trop de jours de formations pourquoi ne pas en regrouper certaines ?. Y a-t-il des formations plus importantes que d’autres ?

. Etre prêt et intéressé pour aider l’association davantage mais pas faire partie du bureau car investissement pas facile par rapport à la situation familiale et quand on travaille toute la semaine on veut profiter de son WE en famille

. que ça ne devienne pas une contrainte de trop s’investir dans l’association

. une personne ne conçoit pas d’être dans une asso sans un minimum d’investissement

. pour s’investir il est nécessaire d’avoir 35/40 ans, être abstinent depuis un certain temps, avoir certaines compétences (patiente, discrétion, être à l’écoute, aimer aller vers les autres, savoir conseiller, orienter) et être disponible -  le fonctionnement de l’asso n’est-il-pas trop lourd ?

. pour prendre des responsabilités il faut être zen vis-à-vis du produit et définir le temps que l’on peut consacrer dans l’association

. animer c’est plus pour lancer le débat, répartir la parole, arbitrer plutôt que prêcher , co-animer ?

Il faut être bien informé sur la maladie, être à l’aise pour parler avec plusieurs générations et devant tout public

. se faire connaitre pour amener les jeunes vers l’asso ; comment les retenir quand ils ne viennent qu’une fois, rythme des espaces de paroles

. Qu’elle importance mettre dans les activités loisirs ? tenir les jeunes ?

. pourquoi pas les inviter pour qu’ils voient comment se passent un espace de paroles, et pouvoir échanger sur le rapport qu’ils ont avec le produit

. nous sommes « abstinent total » ; on a tous essayé le contrôle

. problème de génération : les anciens viennent pour se revoir entre eux et rigoler ensemble

. arriver à faire comprendre qu’en parler cela aide

. quel avenir pour l’association ? 

. importance de la prévention chez les jeunes 

REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES

. amener le patient à décider de ce qu’il doit faire

. faire le point régulièrement sans donner forcément l’impression de l’amener vers l’abstinence

. médicaments aide temporaire

. préparer l’entourage

. la gestion contrôlée peut-être un moyen d’amener à une prise de conscience du problème puis en venir à l’alcool zéro. Comment en parler ? Nous sommes nous, abstinents total, on a tous essayé de contrôler

. cela peut aider la personne à venir régulièrement aux espaces de paroles

. nous aimerions connaitre le taux de réussite pour les personnes qui ont cheminé avec « alcoolisation contrôlée »

. faire du « ménage » dans un premier temps dans ses relations

. dans une consommation modérée il est nécessaire d’avoir la confiance de son entourage

. alcool zéro si le malade le décide à condition d’un suivi médical

. craintes de l’entourage

. la RdRD peut amener plus de jeunes ? Et comment alors les retenir quand ils ne viennent qu’une fois ?

. Arriver à faire comprendre qu’en parler ça aide

Quelques messages transmis par Auguste lors de cette journée 

Attention aux images que l’on véhicule (pas un problème d’âge)

IL est nécessaire que les gens qui arrivent en fin de carrière soient remplacés ; les choses se feront mais différemment

Chaque lieu d’accueil a libre choix d’utiliser la presse locale pour se faire connaitre

Bien alimenter le site internet – que soient répertoriées les bibliothèques.

Ces jeunes qui pourraient nous rejoindre sont des jeunes qui ont déjà rencontrés des difficultés , des jeunes qui ont consulté des centres de soins ; il me semble que c’est très important l’image que l’on donne au moment qu’ils vont nous rencontrer ; le 1er contact est fondamental ils sont comme nous nous avons été – ce qu’on dit ou ce qu’on fait doit être adapté à la personne.

Au niveau des responsabilités, peut-être à nous de diluer la charge afin d’alléger les tâches de chacun.

On n’est pas qu’animateur on sert de passerelles avec les autres centres de soins

Aujourd’hui animer avec ses propres expériences ce n’est plus suffisant ; obligation de se former et de s’adapter

Quand on va dans certains centres de soins le nombre de malades est mixte et parfois moitié/moitié et faut en tenir compte dans nos interventions, l’approche est différente , d’où l’intérêt dans les centres de soins qu’il y ait des hommes et des femmes pour intervenir.

A l’entourage très peu d’hommes 

Nous ne sommes pas des soignants, seulement des accompagnants mais on applique les mêmes règles de confidentialité que les professionnels. L’entourage est important si on exclu l’entourage on ne peut pas parler de systémie familiale ; c’est un stabilisateur magique d’un lieu d’accueil. Nous ne sommes pas là pour changer l’autre mais nous en changeant on peut amener l’autre à changer

Avec un peu de mémoire n’avons-nous pas nous-mêmes essayé de réduire notre consommation ? pourquoi en parler maintenant ? si quelqu’un prend 10 doses d’alcool par jour il ne va pas forcément très bien ; il n’est pas peut-être pas prêt à faire quelque chose ; si un soignant l’amène à 6 on fait un constat – qu’as-tu vu comme différence ? (je suis mieux et ça va mieux à la maison mais ce n’est pas tous les jours facile)

Le but est de faire ce qu’on a fait mais de le faire accompagné par le médical, par l’associatif- on sait que la personne addictée ne pourra jamais contrôler – le but est d’arriver à zéro.