8éme jour de confinement….partage de Simon

En ces temps difficiles, ou tous sommes concernés petits et grands, jeunes ou anciens… prenons le temps de se recentrer sur les valeurs humaines…oublions tout cet individualisme… Merci Simon pour ce joli texte de partage

Bonne lecture…

Bonjour à toi jolie petite substance,

Entrée dans les mœurs mon cœur balance,

De la partie pour les festivités tu m’as enivré,

Oui tu sais, pour le plaisir d’être désinhibé,

 

Enjoué de réitérer les soirées entre amis,

Tu as toujours été de bonne compagnie,

M’aidant considérablement à réduire ce côté réservé,

Sur les pistes tu m’as poussé, poussé jusqu’à danser,

 

Danser avec qui ? Je me pose la question,

Danser avec cette jolie fille aux yeux marrons ?

Danser avec toi dans ma tête perdant l’horizon ?

Danser éperdument pour trouver tes sensations ?!

 

Cette facilité déconcertante, presque affligeante que tu as,

En changeant le comportement pour la plupart des cas,

On te retrouve partout, du supermarché aux terrasses bondées,

Cette couleur mirobolante et ces goûts aromatisés, quel pied…

 

On écume ta jolie mousse quand tu es servie en pression,

Nous te côtoyons depuis notre tendre enfance sans suspicion,

Petit produit qui amène aux rassemblements vers la convivialité,

Je ne peux te refuser quand tu t’offres à moi avec subtilité,

 

Nombreux sont ceux qui savent te maîtriser, t’apprivoiser,

Peut-être puérils et ignorants des conséquences cachées,

Riants des réunions d’alcooliques anonymes ; il faut que vous sachiez,

D’autres personnes, dont je fais partie, sont quelque peu désemparées,

 

RE- bonjour à toi jolie petite substance

 

Puis vient ce jour en Espagne commençant à perdre les pédales,

Tu t’es invitée comme un bouquet de fleurs avec son plus beau pétale,

Tel un compagnon, un ami, tu m’as accompagné dans ma solitude,

Sans m’en rendre compte tu es devenue une habitude,

 

Tu deviens un problème dont je n’ai pas encore conscience,

Je pense de plus en plus à toi, parfois même je t’encense,

Petit à petit je te prenais pour remède afin d’enlever mon inquiétude,

Buvant tout seul par plaisir, oubliant ma situation dans ce monde rude,

 

 

Croyant être mon produit magique pour oublier cette fameuse fille,

Tu m’amènes directement vers la dipsomanie, là concrètement, je vrille !

Dès le réveil, au pied levé tu remplaces désormais le café matinal,

Sous tes 75 centilitres aux degrés effarants j’ai de plus en plus de mal,

 

Je pense à elle mais rien n’y fait et toi tu ne fais plus ton travail,

Bien au contraire, tu exacerbes mes sentiments, il n’y a plus rien qui vaille,

Maintenant je suis à fleur de peau, pleurer est devenu quotidien,

J’abuse à frôler les limites de l’au-delà, perfide, tu me tiens,

 

Mes pensées s’accélèrent, mon cœur bat la chamade,

Tu me manques, sans toi tout devient de plus en plus fade,

Je te cherche, oui toi mon plus fidèle camarade,

Comme quand petit il me fallait ce fameux cartable,

 

Quand je croise ton regard, je suis enjoué,

Les quantités se font de plus en plus élevées,

Je ne reçois plus cette sensation de satiété,

Je perds pied, apeuré il me faut m’esseulé,

 

La descente aux enfers à bel et bien commencée,

Les menottes serrées sans avoir les clés,

Jusqu’à voir ma maman écrouler en sanglots,

Imaginez-vous la sensation de se sentir plus que sot,

 

Les stigmates du manque et des descentes,

Tremblements, sudations et vertiges me hantent,

Quel désarroi pour pouvoir me séparer de toi,

Ivresse tu m’as emmené vers la tristesse, casse-toi !

 

Heureusement dans cette addiction,

Entouré d’amis, famille et associations,

Une lueur d’espoir vient caresser mon visage,

Ce beau ciel bleu arrive sous ce sombre nuage,

 

Le rétroviseur est bien petit pour métaphore,

Le Pare Brise, lui, ouvre un spectre en or …

Simon